• la différence

    Pour chacun une bouche deux yeux
    deux mains et deux jambes

    Rien ne ressemble plus à un homme
    qu’un autre homme

    Alors
    entre la bouche qui blesse
    et la bouche qui console

    entre les yeux qui condamnent
    et les yeux qui éclairent

    entre les mains qui donnent
    et les mains qui dépouillent

    entre les pas sans trace
    et les pas qui nous guident

    où est la différence
    la mystérieuse différence ?

    JP Siméon

    La différence de Jean-Pierre Siméon


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  • Afficher l'image d'origine              Cette année, je vais impliquer les enfants dans leur évaluation, cela les aidera  à s'améliorer et  à comprendre ce qu'on attend  d'eux ... l'autoévaluation est importante en début  d'année  pour les  guider au mieux . 

    voici le document  qu'ils  auront  pour  le faire

    Télécharger « évaluer sa poésie.pdf »


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  • on a rarement l'occasion de faire écrire des  poésies aux enfants, dans mon cas , je manque de temps mais  c'est un axe de  progres que je me fixe pour la rentrée  prochaine...en lien avec  l'expression écrite justement. Parce que les enfants aiment la poésie...

     

    j'ai choisi pour  illustrer  la carte  qu'ils vont réaliser  de leur faire  écrire une strophe  à eux , tirée du poème d' Arnaud Dupin de  Beyssat

    Maman …

    S'il m'arrive quelquefois
    D'avoir un rêve qui me fait peur,
    Maman chérie, c'est dans tes bras
    Que je retrouve la douceur

    S'il fait trop gris ou nuageux,
    Que je m'ennuie un peu,
    Tu m'inventes vite un nouveau jeu
    Qui sèche la pluie dedans mes yeux

    Si mes leçons sont bien trop dures,
    Le calcul ou la lecture,
    Tu viens souvent m'aider le soir
    A terminer tous mes devoirs

     

    Ta strophe

     

     



    Et si mon coeur bondit de joie,
    Que c'est la fête dans ma tête,
    Maman chérie, c'est dans tes bras
    Que je partage mon bonheur

    Et si je t'aime tendrement
    C'est parce que quand je serai grand
    Tu seras encore ma Maman,
    Je serai toujours ton enfant.

     

    Arnaud Dupin de Beyssat 

     

     

     


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  • ( à compléter  )

    * sur le thème des  planètes (  début du livre ) 

    TERRE - LUNE

    Terre - lune, terre - lune
    Ce soir j'ai mis mes ailes d'or
    Dans le ciel comme un météore
    Je pars.

    Terre - lune, terre - lune
    J'ai quitté ma vieille atmosphère
    J'ai laissé les morts et les guerres
    Au revoir.

    Dans le ciel piqué de planètes
    Tout seul sur une lune vide
    Je rirai du monde stupide
    Et des hommes qui font les bêtes.

    Terre - lune, terre - lune
    Adieu ma ville adieu mon cœur
    Globe tout perclus de douleurs
    Bonsoir.

    Boris Vian

    sur  le thème de  l'amitié ( ensuite) :

    Le plus important dans la vie…

     

     

    Le plus important dans la vie,

    Mon garçon

    C’est l’air pour respirer,

    C’est l’eau pure pour boire,

    C’est le lait pour se nourrir,

    C’est le temps pour bien le remplir.

    Mon garçon, parfois

    L’air s’appelle liberté,

    L’eau pure est synonyme d’amitié,

    Le lait est pour tous ceux qu’on aime,

    La terre est un devoir,

    Un temps une conscience.  ou 

    C'était un bon copain

     

    Il avait le cœur sur la main

    Et la cervelle dans la lune

    C'était un bon copain

    Il avait l'estomac dans les talons

    Et les yeux dans nos yeux

    C'était un triste copain

    Il avait la tête à l'envers

    Et le feu là où vous pensez

    Mais non quoi il avait le feu au derrière

    C'était un drôle de copain

    Quand il prenait les jambes à son cou

    Il mettait son nez partout

    C'était un charmant copain

    Il avait une dent contre Etienne

    A la tienne Etienne à la tienne mon vieux

    C'était un amour de copain

    Il n'avait pas la langue dans sa poche

    Ni la main dans la poche du voisin

    Il ne pleurait jamais dans mon gilet

    C'était un copain

    C'était un bon copain.

     

    Robert Desnos

     

     

     

    Alain Bosquet

    * sur  le thème des reveurs :

    Lettre aux gens très sages

    Non il n'est pas fou

    Celui qui parle au vent

    Aux murs aux rues aux lampadaires

     

    A l'ombre du chat sur la fenêtre

    Aux mains fragiles

    Qui l'aiment et le connaissent

     

    Il n'est pas fou

    Celui qui voit la mer

    Dans son miroir

    Et des chiens bleus

    Dans les nuages

     

    Non il n'est pas fou

    Il rêve il rêve

    Et nous attend

    Sous le manteau de son mystère

    Au cœur du monde imagé.

     

     

    Jean-Pierre Siméon


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  • j'ai choisi Victor  Hugo cette année :

    Voici que la saison décline,
    L’ombre grandit, l’azur décroît,
    Le vent fraîchit sur la colline,
    L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

    Août contre septembre lutte ;
    L’océan n’a plus d’alcyon* ;
    Chaque jour perd une minute,
    Chaque aurore pleure un rayon.

    La mouche, comme prise au piège,
    Est immobile à mon plafond ;
    Et comme un blanc flocon de neige,
    Petit à petit, l’été fond.

    Victor Hugo

    * il s'agit  du nom du martin pêcheur 

     

    et  pour  l'illustration (  qui pose de  plus en plus de  problemes d'années en années... où est passée  la creativité des enfants ????) 

    je leur  propose de  s'inspirer de cette   image  : le souvenir  d'une feuille  l'été 

    dessins feuilles morte automne 03 Des dessins sur des feuilles mortes  divers bonus art:


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